Ce soir même, tu seras avec moi en paradis

Publié le par MLG

Christ en majestéAssassinat du Père Jacques Hamel,

                  ce 26 juillet 2016

Qu’est-ce qu’un vrai prêtre ? Trop de vilains personnages lors de faits divers infects ont fait récemment parler d’eux. Jésus l’annonce dans l’Évangile, il y aura de mauvais pasteurs qui prêcheront par leur mauvaise conduite le mal qu’ils interdiront. De là le fameux proverbe : « Faites ce que je dis, mais ne faites pas ce que je fais. »

Le vrai prêtre, lui, celui dont on ne parle pas, a consacré toute sa vie à Dieu. Pour le servir, il a renoncé à toute affection charnelle.

Sa modestie et son abnégation le tiennent à l’écart de tout éclat.

Le prêtre est le seul habilité à administrer les sacrements.

C’est lui qui remet les péchés au nom du Christ. C’est lui qui donne l'extrême-onction au mourant. Le prêtre est la porte du Ciel.

Et il est aussi l’oreille de toute personne qui a besoin de conseil, d’appui.

Pourtant, le prêtre a déjà bien souvent attisé la haine et l’assassinat d’un prêtre n’est pas si exceptionnel. On lit parfois dans les media de brefs entrefilets qui font part du meurtre d’un prêtre, d’un curé, d’un exorciste.

Alors, y a-t-il quelque chose qui distingue ce crime d’un crime sordide ? N’est-ce pas un crime gratuit ?

Certainement, ce prêtre, le R.P. Jacques Hamel, a eu le temps de prier pour ses bourreaux avant d’être exécuté. Il a eu le temps de leur pardonner, comme l’a fait le Christ sur la croix.

Ses prières ont-elles été entendues ? Les criminels, eux, ont-ils eu le temps de se repentir de leur horrible acte avant de perdre la vie à leur tour ?

La destinée de ces jeunes criminels, tués alors qu’ils exécutaient un meurtre, n’est-elle pas beaucoup plus terrible que celle d’un prêtre innocent, d’un vieillard sans force qui meurt après de longues années de bonté et de dévouement ? Qu’est-ce qui les attend dans l’au-delà ? Ont-ils cru que Dieu leur ouvrirait ses bras ?

Un crime trop facile, sans gloire aucune, sauf post mortem pour des jeunes manipulés qui imaginent leurs visages apparaissant sur tous les media, la paternité de l’EI revendiquant leur acte d’une façon démultipliée. Le monde entier répercutant dans un écho infini leur mauvaise action. Ces trois - quatre peut-être bientôt - destinées sont diamétralement opposées, bien que la mort les ait terminées aujourd’hui. On pleure sur leur martyr, mais qui pleure sur eux ? Qui pouvait penser à leur âme sinon le prêtre qu'ils ont tué ?

« Comme un agneau, je me suis laissé conduire à l’abattoir. » L’agneau, c’est le prêtre. L’agneau, c’est l’autre victime, celle qui est entre la vie et la mort dans un hôpital.

Les bourreaux ne peuvent prétendre à rien.

Peut-on être assez naïf pour croire qu’exécuter des femmes, des hommes, des prêtres apporte le paradis ?

La destinée de ce prêtre, elle, est certaine. Pour le chrétien, le sang du martyre lave de toute faute. Après le terrible supplice subi à cause du Christ qui commence par la peur, l’intimidation, la menace, puis par le sacrifice, le chrétien croit que Dieu va le recevoir dans son paradis. Sa récompense sera de jouir à jamais de sa béatitude. Sa mort est le don suprême, celui que Jésus fit par sa propre mort.

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