Les 17 et 18 septembre 2011
au château de la Chapelle d'Angillon
Pour ceux
qui ne connaissent pas encore ce joyau médiéval, cette fête est vraiment l'occasion de le découvrir. Pas loin de Paris, à quelques kilomètres de Bourges, en suivant l'autoroute A6. Je vous invite donc à cliquer sur les termes soulignés pour découvrir ce site féérique, mon blog refusant toute illustration
actuellement.
Des contes pour grandes personnes…
Les grandes personnes du 20e siècle ont banni la peur du loup.
Elles ont pris leur revanche sur les terreurs qu’on leur infligeait, enfants, avec cet animal.
Elles ont voulu démontrer qu’elles étaient devenues adultes pour de vrai.
Pourtant, tous les témoignages d’antan le prouvent, le loup est un véritable danger aussi bien pour l’homme que pour le troupeau.
Tenez, rien que dans la comtesse de Ségur, on lit comment le courageux petit Paul défendit Sophie qui avait traîné en arrière, lors d’une promenade dans les bois, et qui s’était fait attaquée par un loup. Dans toute la littérature slave, les promenades en traineau sur la steppe gelée sont tragiquement marquées par des agressions de loups. Les pauvres hères solitaires n’en réchappent pas.
Et puis, l'histoire de saint François d'Assise et du loup de Gubbio n'aurait plus aucun sens, si cette bête était si gentille.
Cela n’a pas empêché les histoires singulières, Romus et Romulus ont été suivis par maint Enfant sauvage, comme cet héritier d’un trône abandonné bébé dans une forêt, et retrouvé à 16 ans, marchant comme un loup et hululant à la lune. Il serait trop long ici d’en citer davantage.
Aussi, le montreur de loups fascinait-il chez nos ancêtres comme aujourd’hui le dresseur de tigres. Cet animal puissant, terrifiant, exerçait déjà son mystère et son attrait comme sur nous aujourd'hui.
Les 17 et 18 septembre,
accourez comme vos aïeux
à la grande fête médiévale
du château de la Chapelle d’Angillon,
pour admirer
un vrai montreur de loups.
Grandes libations et autres réjouissances s'en suivront,
à n'en pas douter.


